(freeman)
Même en étant plein y a toujours moyen de s'plaindre,
geindre avec mes yeux des coeurs vont s'éteindre,
hana rien n'a changé mentalité du bled,
kho nif respect fierté jamais j'changerai ma peau,
marron le daron là-bas moi au milieu d'un baron
faut c'qu'il faut la caillasse manque,
intelligent compté, inculte escroqué,
basse pays du gaz on fait des fachés sans butagaz,
sachez, la blanche représente ma fierté,
mon peuple se bat tu voit jamais on s'est arrêtés,
chez nous, tous les jours des princesses meurent,
se meurent, après l'horreur le coeur ne vit plus,
sans parti, patrie, si j'suis parti c'est pas d'ma faute,
certains tahanes acceptent pas leur vie, trop d'monde te fuit,
tu manque cette ancre et peu d'choses,
je guette mon retour comme un gardien devant sa tour close,
quelques proses pour ma famille que j'connais pas,
au 20ème siècle c'est pas admi, c'est pas que j'peux pas,
mais j'veux pas y aller, chuis pas un zorro,
j'dit seulement c'que j'ressens et pas en solo,
c'est la ville, le pays le monde qui crie,
et certains comme moi écrivent le bled, mon pays,
plus d'liberté d'expression,
ya hassima chaoul matou ali anek ya namoussiba,
seul une heure d'avion nous sépare,
seul sur notre dame à l'horizon
j'rêve de te voir en bonne santé,
quelle gloire pour un pays sans peuple déchiré,
manipulé pour le blé.
